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Vignoble de Normandie : qu'est-ce-que le vin Normand d'aujourd'hui ?

  • Photo du rédacteur: Madame De la Grappe
    Madame De la Grappe
  • 23 févr.
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 févr.

Après avoir parcouru les siècles et les paysages qui ont façonné le vin normand, il est temps de tourner notre regard vers le présent. La viticulture normande, longtemps marginale, connaît aujourd’hui un renouveau grâce à des vignerons audacieux et à une meilleure compréhension du climat et des terroirs. Cet article propose de découvrir les caractéristiques du vignoble contemporain : les sols et leurs influences, les cépages historiques et modernes, ainsi que les acteurs qui font vivre cette renaissance viticole. À quoi donc ressemble le vin normand ? 

Vigne dans les brumes
Le vignoble normand : un vignoble de plaines aux influences maritimes.

 Si le vignoble normand, aux origines multi‑séculaires, semblait condamné à l’oubli après la disparition de son dernier établissement commercial dans les années 1970, il renaît aujourd’hui sous l’impulsion de vignerons passionnés et de projets ambitieux. Là où la vigne avait presque disparu du paysage, de nouvelles plantations prennent place sur des coteaux oubliés et des territoires prometteurs réinvestis.


Ce renouveau, à la fois discret et prometteur, témoigne d’une volonté de faire revivre une tradition viticole oubliée mais également d’affirmer une identité normande contemporaine, libre et créative.


Le climat normand au XXIᵉ siècle

On ne peut introduire le vignoble normand du XXIᵉ siècle sans commencer par évoquer son climat ! En effet, la Normandie n’échappe pas aux évolutions climatiques observées à l’échelle européenne. Le réchauffement climatique pèse également sur cette région enclavée entre La Manche à l’Ouest et la Seine à l’Est, qui y creuse ses vallées. Progressivement mais durablement considérée comme une région marginale pour la viticulture, après la Petite Ère Glaciaire (voir l’article Une histoire de la Normandie vinicole), sa situation septentrionale et l’influence des points d’eau qui l’entourent lui permettent aujourd’hui de bénéficier d’un contexte plus favorable qu’autrefois, grâce à l’augmentation progressive des températures moyennes, combinée à une relative régularité des précipitations.


Notons toutefois que l’évolution climatique reste lente : les printemps demeurent frais et parfois humides, exposant la vigne aux gelées tardives, tandis que les étés restent modérés, rarement caniculaires. Si le changement climatique observé ne permet pas encore de considérer la Normandie comme un nouveau bassin viticole majeur (au sens économique du terme), elle rend possible une viticulture “de niche”, attentive aux équilibres naturels et à la maturité physiologique plus qu’à la concentration. Cependant, l’existence avérée de microclimats, favorables au développement et à la maturité des raisins, pourrait changer la donne, comme on le constate déjà chez certains domaines.


Terroirs et sols : diversité et complexité géologique

Paysage de littoral Normand

La Normandie se distingue par la diversité et la complexité de ses sols, héritage de plusieurs millions d’années de formation géologique dans le Bassin parisien. 


Les plateaux calcaires, souvent recouverts de fines argiles et de limons, constituent la base des terroirs les plus propices à la vigne, lui offrant le couple de conditions idéales : bonne capacité de drainage et potentiel de réserve hydrique suffisant. Des sols mêlant silex et craie (fréquente dans l’Eure) favorisent quant à eux une bonne maturation des raisins, malgré des étés modérés. Les sols argileux ou plus lourds, que l’on retrouve dans les vallées et les plaines, limitent la production mais confèrent une certaine structure aux vins qui en naissent, avec une belle concentration. Les terroirs sablo-limoneux, souvent situés en bord de mer, apportent une influence maritime, avec des variations de température moins extrêmes et une exposition à l’humidité qui oblige les vignerons à adapter leurs pratiques culturales. La mosaïque de sols explique pourquoi, même à l’intérieur d’un même département, les vins peuvent varier fortement en style et en équilibre.


Outre l'organisation des sols, la topographie joue également un rôle déterminant dans la structure du vignoble normand. Dans certaines zones de l’Eure et du Calvados, les coteaux exposés au sud bénéficient des fameux microclimats plus chauds évoqués au paragraphe précédent. Ils captent ainsi davantage de soleil, limitant les risques de gelées printanières, tandis que les parcelles en fond de vallée restent sensibles à l’humidité et aux maladies cryptogamiques. 


Les vignerons normands doivent donc composer avec un terroir exigeant, qui privilégie des vins construits sur la fraîcheur et la précision, l’acidité naturelle et une expression sobre du fruit, plutôt que sur la puissance et la concentration. 


La Normandie dans le paysage des grands terroirs viticoles ?

Certaines caractéristiques géologiques et topologiques des sols normands partagent des similitudes importantes avec quelques-uns des vignobles les plus prestigieux de France. 

Par exemple, de coteaux argilo-calcaires présents dans le Calvados rappellent les formations de la Côte de Beaune ou des plateaux crayeux de Chablis. Le calcaire comblanchien de la première confère aux vins un équilibre idéal entre richesse et fraîcheur, tandis que l’on doit au calcaire kimméridgien du second la vivacité caractéristique des vins de l’Yonne. Ce calcaire enrichi de sables et de silex se retrouve aussi dans la Côte des Blancs en Champagne ou certaines parcelles du Mâconnais, permettant aux cépages délicats de s’épanouir malgré un climat frais.


Notons également un type de sol d’intérêt, présent notamment sur le secteur de Grisy et Saint-Pierre sur Dive : les rendzines. C’est un sol peu épais et caillouteux, sur des éboulis ou sur des roches calcaires qui se désagrègent facilement, sur calcaire très pierreux, formé généralement en climat sec (c’est par exemple le cas des régions méditerranéennes, où la garrigue se développe sur des rendzines). Dans le cadre d’une approche pédologique de la distinction des Appellations d’Origine Contrôlée (cf. sources en bas de page), ces sols ont été identifiés sur les aires viticoles correspondant aux AOC Grand Cru et Premier Cru, en Côte de Nuits et Côtes de Beaune. Le vignoble des Arpents du Soleil, à Grisy (Calvados) repose par exemple sur de tels sols de rendzines peu profonds, ainsi que sur une formation de calcaire comblanchien, comme on en retrouve sur la Côte de Beaune.


Sur d’autres sites normands, les sols plus lourds, argileux ou limoneux, présentent des similitudes avec des terroirs du Val de Loire ou de l’Est de la France, offrant vivacité et structure aux vins blancs et rouges légers. La mosaïque pédologique normande crée ainsi un patchwork de micro-terroirs, comparable à ce que l’on observe en Anjou ou en Loire centrale, mais avec un potentiel aromatique plus délicat du fait d’un climat humide et frais.


Cépages : une histoire de reconquête

S’il est un fruit symbolisant par excellence la Normandie, c’est bien la pomme ! Bien que l’essor de la pomiculture, à partir du XVIIIᵉ siècle, a failli le rayer de la carte, le raisin, en Normandie, reste tout de même sur une terre qu’il connaît depuis des siècles. Des cépages comme le pinot (gris et blanc, principalement, et d’autres variétés ancestrales dérivées) ou l’auxerrois étaient employés aux grandes heures du vignoble normand, avant son déclin au XIXᵉ siècle.


L’encépagement normand n’a de limites que la créativité des vignerons… et les possibilités offertes par son climat et son sol. L’abrogation du droit de plantation prononcée en 2016, et la quasi-inexistence de réglementation permettent une grande liberté, à chaque propriété, dans le choix des cépages exploités.


Le paysage viticole normand s’articule donc autour de trois types de cépages : 

  • Les cépages historiques de la région qui faisaient les vins d’autrefois :muscat blanc et noir, fromentel, meslier, gros blanc, coquillard, gouais blanc, baco noir, etc. 

  • Les cépages classiques du nord de la France, mais pas seulement, largement exploités dans la viticulture actuelle (chardonnay, chenin, pinot gris, auxerrois, melon de Bourgogne ou müller‑thurgau pour les blancs; pinot noir, pinot meunier, cabernet franc, gamay ou encore  grolleau pour les rouges) ; 

  • Les cépages résistants ou hybrides, qui font aujourd’hui l’objet de multiples expérimentations pour dessiner le vignoble de demain, leur résistance aux maladies et aux conditions climatiques extrêmes permettant de limiter l’usage de traitements phytosanitaires, de sécuriser les rendements et de faire face aux étés parfois courts et aux maladies cryptogamiques. Ainsi trouve-t-on du floréal, du sauvignac, du muscaris, fleurtai, ou encore du soreli.


Un encépagement qui fait donc le lien entre le passé, le présent, et le futur du vignoble normand.


Une grappe de raisin blanc récoltée

Aujourd’hui, les blancs dominent les plantations avec le chardonnay en tête, suivi du pinot gris et du pinot blanc, capables de développer une bonne acidité et un fruité subtil. Les rouges, moins fréquents, sont dominés par le pinot noir et le gamay, offrant des vins souples et aromatiques, construits autour du fruit. Mais les ambitions des vignerons vont aussi vers des vins plus profonds, plus complexes, présentant un beau potentiel de garde et d’évolution. 


Une affaire de temps long, intimement liée à la maturité des vignes et la compréhension du vignoble par les vignerons qui doivent l’appréhender.


Ceux qui font le vignoble Normand

Domaines émergents et déjà établis.

Du fait de l’absence de cahier des charges clair et de réglementation encadrant la pratique, le paysage viticole normand reste fragmenté, composé pour l’heure de petits voire micro-domaines professionnels ne dépassant parfois pas les 10 hectares, de projets familiaux et associatifs, et de parcelles expérimentales. Outre la “forme” de ces vignobles, le “fond” concourt également à renforcer l’aspect hétérogène de ce vignoble en renaissance, avec d’un côté les association et structures commerciales qui cherchent à construire le vignoble autour de considérations économiques et donc à professionnaliser la pratique, et de l’autre les associations et projets non commerciaux, qui envisagent la discipline comme un loisir ou dans un but pédagogique et patrimonial. Une divergence de points de vue qui fait pas mal de vagues entre les différents acteurs de la vigne normande, et qui n’est pas sans conséquence sur la structuration du vignoble ! 


Malgré cela, nombre de domaines professionnels réussissent à tirer leur épingle du jeu et à s’imposer comme des références incontournables du vin en Normandie. Voici une sélection de quelques-uns des domaines les plus prometteurs !

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Les Arpents du Soleil : direction Grisy, dans l’Eure, au bien nommé Chemin des Vignes ! On doit sa création à Gérard Samson, un normand passionné de vin qui, après avoir suivi une formation sérieuse à Beaune et parcouru nombre de vignobles de France et d’Europe, décide de s’installer en 1995 sur les terres de sa Normandie pour faire revivre un vignoble identifié depuis le XVIIIème siècle au moins. Le domaine s’étend sur plus de 6 hectares plantés sur des coteaux exposés sud / sud-est et se compose de sols argilo-calcaires très pierreux (les fameux rendzines), reposant sur une formation de calcaire comblanchien (comme à Beaune, cf. le paragraphe sur le terroir et les sols). Aujourd’hui piloté par Etienne Fournet, le domaine cultive le chardonnay, le pinot noir, l’auxerrois, le pinot gris, le muller-thurgau ou encore le melon de bourgogne, ainsi que le pinot noir, et produit chaque année environ 50 000 bouteilles. Avec l’ambition assumée de produire les vins parmi les plus qualitatifs de Normandie, la viticulture y est conduite dans un souci de précision et de respect du terroir, sans certification biologique ou biodynamique formelle mais dans un “bon sens paysan” qui valorise le respect du vivant et le soin du végétal. Leurs cuvées, en rouge et blanc, comptent bientôt un blanc de macération et une bulle.


-> Retrouvez bientôt notre passage au domaine, sur Instagram et sur le Blog ! 


Le Domaine des Déserts : Toujours dans le Calvados, Sébastien Ficker et son épouse Claire, ont implanté leur vignoble à Marolles, près de Lisieux. Sur des coteaux francs jouissant d’une superbe exposition sud, des sols argilo-limoneux mêlant calcaire et limon, vierge de toute culture, un travail titanesque de déboisement et de construction du vignoble a permis de faire jaillir de terre une propriété magnifique ! Monsieur, vigneron à Saumur, et Madame, fille de vigneron à Gevrey-Chambertin, cultivent environ 4 hectares de jeunes vignes, plantées en 2023. L’encépagement comprend cabernet franc, cabernet sauvignon, pinot noir, chenin et chardonnay, dans une volonté de travailler des cépages qu’ils maîtrisent sur un terroir nouveau, afin d’exprimer le potentiel de la région. Première production attendue en 2026 (nous irons la goûter, nous vous en parlerons !).


Domaine Saint Expédit : c’est sur les pelouses calcicoles de Seine-Maritime qu’Edouard Capron a fondé son domaine, en 2015. Ici, les sols calcaires légers favorisent la finesse et l’équilibre des vins, produits à partir de pinot gris, pinot noir et chenin. Un petit domaine d’une surface de 2 hectares d’où naissent 4 cuvées : un rouge, un blanc, un gris et une bulle. De faibles volumes de production, certes, mais concentrés sur des cuvées de précision.


Domaine Leprince : c’est sur leurs terres familiales au cœur du Roumois, à Bourg-Achard dans le sud de l’Eure, qu’Axelle Piednoël a choisi de poser ses vignes. La vigneronne, après avoir fait ses armes dans les vignobles de l’Anjou, du Saumurois, de Touraine mais aussi d’Alsace et du Rhône, exploite environ 2 hectares de cépages hybrides tels que le sauvignac, le muscaris, le fleurtai et le soreli, choisis pour leur adaptabilité au climat humide et aux sols de Normandie, et cultivés en agriculture biologique. Plantée en 2022, le premier millésime de production (2024) s’est montré décevant en termes de quantité, mais promet d’être plus généreux en 2025 avec environ 6 000 bouteilles attendues !


Domaine Boinet : à Beaumont-en-Auge dans le Calvados, Sandra (agent de vignerons) et Pierre Boinet (sommelier puis caviste) choisissent d’embrasser leur passion pour le vin en sautant le pas de l’aventure vigneronne. Quelque 1 100 pieds de vignes plantés plus tard, en 2021, constitueront ainsi le point de départ de leur domaine, sur des terres familiales récemment réinvesties. Si les prémices du domaine se concentrent sur 0,50 hectares plantés, un potentiel de 10 hectares au total laisse espérer des ambitions plus grandes (2 hectares plantés au total étant attendus pour 2025) ! Chardonnay et chenin y sont cultivés dans le respect des préceptes de la biodynamie, puisant le meilleur des sols calcaires et argilo-calcaires sur lesquels ils s’épanouissent.


Domaine Adélaïde Parret : À Caorches-Saint-Nicolas, près de Bernay, dans l’Eure, Adélaïde Parret est à l’initiative d’un domaine de moins de 1,5 hectares plantés de 5200 pieds de floréal. Cet hybride blanc, résistant au mildiou et à l’oïdium, se montre particulièrement adapté aux sols argilo-calcaires de la vallée de la Risle et au climat normand, grâce auxquels sa puissante expression aromatique trouve le juste équilibre entre fraîcheur, vivacité et opulence. Plantées en 2023, les vignes n’ont pas encore donné leur premier vin.


Domaine de Brucan : le plus septentrional et maritime des domaines de cette sélection ! Situé à Digosville dans le Cotentin, sur les hauteurs de Cherbourg, le domaine voit le jour en 2023 sous l'impulsion de  Frédéric et Peggy Mauger, qui y plantent les premières vignes de chardonnay, melon de Bourgogne, pinot d’aunis, pinot noir et cabernet franc, variétés choisis pour leur adaptabilité au climat frais de la région et qui donneront leurs premiers vins en 2027. L’ambition du domaine, c’est d’écrire une page du vignoble normand, en proposer une expression, une identité.  Le domaine réalise aujourd’hui une activité de négoce, à partir de laquelle il propose 3 gammes de vins exprimant chacune une facette du vin normand : la gamme classique, construite autour de 3 cuvées blanches (2 chenin et 1 chardonnay) et sur une expression directe du fruit ; la gamme “Terroir”, en blanc (chardonnay) et rosé (pineau d’aunis), qui fait la part belle au lien entre la vigne, son lieu et la main des vignerons, et une bulle de chardonnay, qui verra bientôt le jour. Rendez-vous en 2027 pour découvrir les nectars de leurs vignes ! 

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Les Associations de vignerons

Logo de l'Association des Vignerons de Normandie

L’Association des Vignerons de Normandie est une initiative collective née de la volonté des producteurs locaux de structurer et de soutenir la viticulture régionale. Elle regroupe des vignerons actifs dans les différents départements normands autour d’objectifs communs : mutualisation des pratiques culturales, transposition des savoir-faire, promotion collective, expérimentation de cépages adaptés et hybrides pour optimiser sols et climat. Rôle central dans la structuration et la valorisation du vignoble normand. Elle compte 80 adhérents, parmi lesquels une quinzaine de vignerons se distinguent par l’ambition de structurer l’orientation professionnelle de l’association. L’association a permis la sortie de terre de plus de 65 hectares de vignes, la production de plus de 40 000 bouteilles et a porté plusieurs projets, dont plus d’une trentaine sont attendus à l’horizon 2026.



Logo de l'Association In Cailloutin Veritas

Créée fin 2020, l’Association In Cailloutin Veritas se consacre spécifiquement à la renaissance du vignoble de Longueville. Son orientation, à la fois pédagogique et patrimoniale, la distingue des associations plus axées sur les questions professionnelles et commerciales, du fait qu’elle compte en son seing des adhérents passionnés mais pas nécessairement des professionnels de la viticulture. Elle fait la promotion d’une agriculture paysanne post moderne, d’une consommation responsable et d’une culture vivante sur les territoires de Coteaux de Seine à La Chapelle Longueville et alentours.


Zoom sur le Cailloutin : Si l’on vous parle de cailloutin, à quoi pensez-vous ? Une quelconque histoire de pierrailles, certainement ? C’est effectivement le cas, d’une certaine façon : appelé ainsi en référence aux nombreux cailloux que comptaient les coteaux calcaires sur lesquelles poussait la vigne dont il était issu, le cailloutin était un petit vin blanc très plaisant, produit sur différentes aires du vignoble normand : les plus fameux seraient ceux des coteaux d’Autils, près de La Chapelle-Longueville, ou encore celui des coteaux de Giverny…


Appellations et styles de vins

Des verres de vin
Normandie : des vins de liberté ! 

Les vins normands se caractérisent par leur retenue : degré alcoolique modéré, profils aromatiques subtils qui s’expriment sur des notes fruitées, florales et de légères touches végétales. 


La production, bien que dominée par les blancs, compte également de jolis rouges, construits sur la finesse tant en termes d’aromatique que de structure tannique, ainsi que de vins effervescents qui présentent un potentiel sérieux dans la région. Les rosés et les blancs de macération ont également une belle part de production à saisir ! 


Si l’absence de réglementation stricte (1) ne permet pas encore de déterminer le profil type des vins normands, la liberté offerte par cette condition permet aux vignerons d’exprimer leur créativité au travers plusieurs axes : choix des cépages (avec un recours non négligeable aux variétés hybrides, résistantes, nouvelles comme ancestrales), types de vins (couleurs, niveau de sucrosité, effervescents ou tranquilles, etc.), assemblages ou méthodes de vinification (contenants, durées, etc.). Un champ des possibles à explorer ! 


(1) Aujourd'hui, seule une reconnaissance existe auprès de l'INAO, l'IGP Calvados - Coteaux de Grisy.


Conclusion

Longtemps relégué au rang d’anecdote historique, le vignoble normand semblait promis à disparaître sans bruit, emporté par les évolutions climatiques, économiques et agricoles. 


Sous l’impulsion de vignerons passionnés, déterminés à comprendre leur terroir, la scène viticole française s'apprête à découvrir toute la richesse de la région, au-delà des classiques cidre, calvados, pommeau et affiliés.


La Normandie, vignoble en renaissance, dont l’avenir se révèle plein de promesses, de surprises et d’étonnement… à surveiller de près ! 


Jeune plant de vigne au soleil




Sources (pour l'intégralité du reportage sur le vignoble Normand) :



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